Ce collage fait partie de la série « Donkishot – Délire(s) d’Errance » réalisée par Brusk en mars 2026.
Le commentaire de l’artiste :
« Sur les murs [de mon ennui], j’écris ton nom. Es-tu morte ? As-tu jamais été tout à fait vivante, et présente, et charnelle ? Ou n’es-tu qu’une invention de ma fantaisie ? Si l’empathie nous distingue des androïdes, qu’est-ce que l’appareil répressif ? Marianne robotisée ? On est à deux pas du commissariat, j’apporte ta dépouille.
Tu dégoulines, de racisme fonctionnel et des violences d’État. Je serai ton chevalier, ma Dulcinée… Obéir à la hiérarchie, aux pouvoirs. Servir, asservir, en ton nom bien sûr… tous des César ! Les républiques dégénèrent en empire : je débarrasserai le monde de ces gueux. Leurs promotions obéissent à leur servile fidélité : la loyauté, si loin de la liberté.
Tu n’es pas relative aux uns et aux autres ; oui, oui : ma détermination sur ton mur. Les dessins, les lois, le monde des proprios, les vandales. La voici, ma morte Dulcinée : je reviens d’entre les rues t’apporter la dépouille de la liberté, bien morte, si tant est qu’elle soit née. ».